L’une et puis l’autre

La vie, comme un soir, comme le retour au quotidien ou celui que l’on croit. Avec l’habitude, le rythme du travail.

Les jours dans les jours, coulent et s’entremêlent. L’envie soudaine de s’alléger lentement des contraintes et de tout ce qui se ressemble.

Parfois, une ombre pèse, plus besoin du conciliabule alentour, le silence parle plus fort que les mots et nous offre une force insoupçonnée.

Sans pourquoi ni raison, on s’en va, de l’une à l’autre, pour construire un autre dialogue sonore et muet, alternative certes. Mais l’aboutissement d’une moitié de vie pour regarder son verso. Un paysage inconnu ou le chant de l’oiseau résonnant comme un sonar.

Là est un endroit pour être bien, « être bien » ressemble au pays idéal. Être là, sans agitation, sans obligation de vie même, sans obligation de rien. Dans tout ce rien,  existe une foultitude de merveilles qui manquaient au temps pour les remarquer et surtout pour savoir que cela pouvait nous rendre heureux.

Mathilde

Intermède, l’inattendu

Sur le noir et le blanc, sur le plus clair et le plus sombre, le noir semble lui-même source de luminosité, jusqu’à faire imaginer une couleur invisible qui serait pure lumière.

Comme les chats, qui ne distinguent pas les couleurs, moi qui savait retrouver tous les pourcentages de la gamme primaire du bleu ou du rouge, le jaune, je n’aime pas, il est inutile, mais le noir !! 

Non, ça n’est pas ça, j’ai simplement un œil qui a besoin d’une bonne coupe ! Et tous les mercredis de pluie n’y changeront rien.


Mathilde

Intermède vagabond

C’est un fait, j’aime la lumière, j’aime le soleil s’il n’est pas trop chaud, mais lorsque le matin j’aperçois monter la brume en nuage, je n’ai qu’une hâte, rejoindre ces montagnes invisibles encore.

Je sais que là-haut est un autre spectacle où se démêlent tous les possibles d’une autre vie, quelque chose de cet ailleurs inaccessible et inexplicable.

Je ne suis plus moi, dans un pays qui n’existe pas, loin des habitudes et des contraintes. Je deviens une évadée suspendue dans la stratosphère et littéralement séparée de moi-même.

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Il est impossible de ne pas éprouver nombre d’émotions, de ne pas faire l’expérience de certaines dimensions, j’ai l’impression que mon pas dans sa régularité allonge mon temps, le déforme à son gré, vais-je vivre plus longtemps si je ne rentre pas, avec une respiration plus ample et cette aspiration vers le haut.

Parfois, il fait froid, parfois il y a du vent, les arbres en un orchestre ombrageux se cognent sans vergogne.

La brume se balade et colore l’atmosphère d’un gloss séduisant. J’adore le mauvais temps, j’adore ce chemin sans fin, il faudra bien qu’un jour je sache ce qu’il y a derrière !!

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Mathilde