C’est un fait, j’aime la lumière, j’aime le soleil s’il n’est pas trop chaud, mais lorsque le matin j’aperçois monter la brume en nuage, je n’ai qu’une hâte, rejoindre ces montagnes invisibles encore.
Je sais que là-haut est un autre spectacle où se démêlent tous les possibles d’une autre vie, quelque chose de cet ailleurs inaccessible et inexplicable.
Je ne suis plus moi, dans un pays qui n’existe pas, loin des habitudes et des contraintes. Je deviens une évadée suspendue dans la stratosphère et littéralement séparée de moi-même.
Il est impossible de ne pas éprouver nombre d’émotions, de ne pas faire l’expérience de certaines dimensions, j’ai l’impression que mon pas dans sa régularité allonge mon temps, le déforme à son gré, vais-je vivre plus longtemps si je ne rentre pas, avec une respiration plus ample et cette aspiration vers le haut.
Parfois, il fait froid, parfois il y a du vent, les arbres en un orchestre ombrageux se cognent sans vergogne.
La brume se balade et colore l’atmosphère d’un gloss séduisant. J’adore le mauvais temps, j’adore ce chemin sans fin, il faudra bien qu’un jour je sache ce qu’il y a derrière !!
Mathilde







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Des autres ailleurs où tout est possible ! Que de jolies phrases, de belles images, des images qui vous ressemblent sans aucun doute. Lorsque l’on est au-dessus des nuages, presque à toucher le ciel, les retours sont difficiles et l’on attend avec impatience l’appel de nouvelles cimes à gagner, de nouveaux horizons à conquérir… Ch.